LE RÔLE « SECRET » DU FRONT NATIONAL

Pourquoi le FN a bénéficié d'un grande médiatisation dans les années 80

La décision qui a été prise en 1982-1983, ce fut de médiatiser à outrance Le Pen non pas pour “affaiblir la droite”, mais pour anéantir toute résistance à l’ordre euro-atlantiste, en DIABOLISANT L’IDÉE MÊME DE SOUVERAINETÉ ET D’INDÉPENDANCE NATIONALES.

Cette idée littéralement “diabolique” (étymologiquement = “ce qui divise”) n’a pas du tout été le fruit de Mitterrand seul, contrairement à ce qu’une légende a voulu faire croire.

La preuve, c’est que la médiatisation de Le Pen a été au moins autant orchestrée par les médias privés (Le Monde, Le Figaro, RTL, EUROPE 1, très proches des intérêts atlantistes) que par les médias publics.

C’est donc une décision qui a été prise par l’ensemble des intérêts euro-atlantistes. Mitterrand n’en a été, là comme ailleurs, qu’un simple exécutant, dépassé par les raisons profondes de ce qu’on lui faisait faire.

Cette ruse infernale a parfaitement fonctionné. 29 ans après l’élection partielle de Dreux de 1983 et la médiatisation de la famille Le Pen, 80% des Français se détournent avec effroi lorsqu’on leur présente le drapeau bleu-blanc-rouge (sauf aux seuls moments de la Coupe du monde de football).

Car cela fait 29 ans que les Français ont été invités par la propagande à assimiler le drapeau français, la liberté et l’indépendance nationales, à M. Le Pen, et donc à ses propos savamment ignobles, et toujours calculés au millimètre, sur le “détail” des chambres à gaz, sur les réussites du IIIe Reich, sur le caractère “pas spécialement inhumain de l’Occupation”, sur les “gros zébu fou” que serait M. Fodé Sylla, sur les circonstances atténuantes du meurtrier en masse norvégien pour cause d’immigration, etc., etc., etc., etc.

Cas pratiquement sans équivalent dans le monde, le peuple français a donc fini par acquérir le réflexe pavlovien d’avoir honte de lui-même à cause de la médiatisation de Le Pen. Honte de la France, honte de son drapeau national, qui est pourtant le drapeau de la République française célébré dans le monde entier comme le symbole même de l’émancipation des peuples.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner, cette médiatisation du FN à partir de 1983 est allée de pair, en une parfaite synchronisation, avec l’abandon par Chirac et le RPR des grands principes gaulliens de souveraineté et d’indépendance nationales.

Tout a donc été orchestré pour que ces éléments vitaux de la survie de la France soient abandonnés par le RPR (et plus tard par le PCF) dans les mains d’un parti d’extrême-droite dont le chef, Jean-Marie Le Pen, notoirement anti-gaulliste et proche des Républicains américains, allait se charger de les pestiférer par ses “dérapages” à répétition.

Il ne restait plus qu’à assurer l’envol du FN par des sources de financement complaisantes.

A cet égard, nous attendons toujours les explications du FN sur le rôle financier exact joué, entre 1985 et 1992, par Pierre Ceyrac, représentant en France du fonds Causa International, dont les liens avec le Parti Républicain américain et la CIA sont l’objet de rumeurs “très insistantes”.