Les abstentionnistes, première force politique en France

Les abstentionnistes, première force politique en France, devant la vague bleue marine – par Jean Lévy

lundi 7 décembre 2015, par Comité Valmy

abstention

Les abstentionnistes, première force politique en France, devant la vague bleue marine

Au premier tour des régionales, les Français ont manifesté leur ras-le-bol des politiques, antinationales et antisociales, menées alternativement par les gouvernements aux affaires dans notre pays depuis des décennies, en refusant de choisir entre la fausse gauche et la vraie droite.

Cette juste colère s’est exprimée par une abstention massive (plus de 50% en comptant les votes blancs), et par le choix du FN.

Les listes PS et UMP-centre n’ont réuni ensemble que 25% des électeurs inscrits !

Notre peuple a donc été contraint de choisir le refus de vote ou les bulletins du Front national, du fait de l’absence dramatique d’une force populaire traduisant la juste exaspération face aux offensives anti-ouvrières des gouvernement en place, en premier lieu celui du PS de François Hollande, de Manuel Valls et d’Emmanuel Macron. Celui-ci, depuis 2012 s’acharne à fracasser le Code du travail et ce qui reste des lois de protection sociale pour satisfaire les exigences du Medef. Car ce pouvoir, dit « socialiste », s’est fait l’auxiliaire le plus zélé de la mise en tutelle de la France, par l’Union européenne, la construction voulue et mise en place par l’oligarchie européenne. Faute d’une véritable alternative sociale et nationale, nombre de nos concitoyens (plus de 6 millions),ont voté pour les listes FN, celles-ci s’accaparant, en parole, le rôle de protection de la Nation de défenseur de l’indépendance et de la souveraineté de la France.

Telle est le triste bilan du premier tour des élections régionales ;

En vue du deuxième tour, la direction du parti socialiste, sans consulter leurs responsables régionaux, fait voter pour « les Républicains » en Nord-Pas-de-Calais – Picardie et en PACA, en faveur de dirigeants de la droite, tel Christian Estrosi, qui lors de la campagne électorale, rivalisaient d’ardeur avec les listes frontistes sur le plan de la xénophobie et de la réaction sociale. …

Le PS inscrit donc dans les faits la réalité de l’UMPS l’identité de vue avec le parti de Nicolas Sarkozy. Certes, celui-ci décline l’invitation de rendre la pareille et de s’effacer derrière les listes « socialistes ». Mais, nul doute, cette position va s’exposer à l’opposition d’autres leaders de droite, tel Alain Juppé, dont l’intérêt politique coïncide avec l’entente avec le parti de François Hollande en vue des Présidentielles de 2017. Le fait est que leurs positions respectives sur le plan intérieur et européen ne diffèrent guères…

Ces « petits arrangements entre amis » ne contrarient pas l’attitude du PS en Ile-de-France, qui ose prôner « l’union de la gauche » contre cette même droite pour laquelle il s’efface ailleurs… !

Il est bien consternant que les dirigeants du PCF acceptent la manœuvre, se faisant ainsi les complices d’une duperie vis-à-vis des couches populaires et d’une nouvelle trahison de l’intérêt national.

Telle est la situation ce matin à 9heures 30…

« canempechepasnicolas » poursuivra tout au long de cette semaine ses commentaires sur une situation dramatique pour notre pays.

Jean Lévy, sur son blog
7 décembre 2015

Alerte rouge

La Turquie abat un chasseur russe et demande une réunion extraordinaire de l’Otan. Poutine avertit de « conséquences sérieuses »

La Turquie abat un chasseur russe et demande une réunion extraordinaire de l’Otan. Poutine avertit de « conséquences sérieuses ». les bourses mondiales inquiètes.
leuropeCestLaGuerre-provisoireC’est le moment de (re)visionner ma conférence « l’Europe c’est la guerre » enregistrée il y a 2 ans jour pour jour.

La situation géopolitique mondiale vient de s’aggraver brusquement ce 24 novembre 2015 : un avion de combat russe Sukhoï Su-24 avec deux pilotes à son bord a été abattu ce mardi par l’armée turque alors que le chasseur russe participait à une opération contre DAESH aux confins de la frontière turco-syrienne.

L’un des deux pilotes a été tué et l’autre n’est pas encore retrouvé.

Le président russe Vladimir Poutine a aussitôt averti le gouvernement d’Ankara des « conséquences sérieuses » sur leurs relations après le « coup de poignard dans le dos » ainsi infligé par l’armée turque :

« La perte d’aujourd’hui est un coup de poignard dans le dos qui nous a été porté par les complices des terroristes », a déclaré le président Poutine au début de ses entretiens avec le roi de Jordanie Abdallah II, en précisant : .

« Je ne peux qualifier autrement ce qu’il s’est passé aujourd’hui. (…) Nous ne tolérerons jamais que des crimes comme celui d’aujourd’hui soient commis. Bien sûr, nous allons analyser tout ce qu’il s’est passé. Et cet événement tragique va avoir des conséquences sérieuses sur les relations russo-turques ».

Selon M. Poutine, l’avion et les pilotes russes ne menaçaient nullement la Turquie puisqu’ils remplissaient leur mission principale en frappant des groupes de combattants de DAESH principalement composés de ressortissants russes dans le nord de la province de Lattaquié.

Le président russe a en outre regretté qu’Ankara ait demandé une réunion extraordinaire de l’Otan, dont elle est membre, au lieu de discuter de ce problème directement avec Moscou.

Commentaires

Cette soudaine aggravation de la tension dans une zone qui est par ailleurs une poudrière en guerre est évidemment à suivre de très près. Elle confirme au passage le rôle extrêmement trouble joué par la Turquie, membre de l’OTAN, vis-à-vis de DAESH.

Elle confirme aussi que l’UE – soumise à l’OTAN par l’article 42 du TUE -, et la France soumise à l’UE et à l’OTAN – sont irrésistiblement entraînées dans un conflit qui risque de dégénérer. Non seulement avec la Syrie mais aussi avec la Russie, 2e puissance nucléaire mondiale.

Tous ces événements confirment – hélas ! – mes analyses, et tout spécialement ma conférence L’EUROPE C’EST LA GUERRE  que j’avais présentée il y a 2 ans jour pour jour – le 23 novembre 2013.

Compte tenu de la gravité de la situation et des enjeux, j’invite tous les lecteurs à visionner ou à revisionner cette conférence – qui n’a rien perdu de sa pertinence. Je les invite à partager le lien et à la diffuser au maximum tout autour d’eux.

Alors que le pape François lui-même a fait part publiquement de sa crainte que la 3e guerre mondiale n’ait commencé, et que toutes les bourses mondiales ont plongé à l’annonce de l’événement, il n’y a pas de sujet plus grave que celui-ci : la « construction européenne », ce n’est pas la paix !

« L’Europe », c’est au contraire une construction géopolitique autobloquante placée fatalement sous la tutelle des Docteurs Folamour de Washington qui nous entrainent vers la guerre.

François Asselineau